Les données de la CPME suggèrent un ancrage, dans les petites entreprises françaises, de certaines mesures de protection des outils informatiques.

Sensibilisation des salariés, sauvegarde des données, utilisation d’antivirus… Les petites entreprises françaises ont développé certains réflexes en matière de sécurité informatique.

Ce constat ressort des résultats d’une enquête pilotée par la CPME.

On gardera à l’esprit que l’échantillon considéré n’est pas exhaustif (374 dirigeants sondés du 7 au 19 janvier 2019) et qu’aucune information n’est fournie quant aux secteurs d’activité des entreprises concernées (point commun : elles ont toutes moins de 50 salariés).

Au-delà de la perception qu’elles ont de leur exposition aux attaques informatiques, ces petites entreprises ont une tendance plus systématique à protéger les postes de travail que le réseau.

91 % des dirigeants interrogés confirment la présence, sur les ordinateurs de bureau, d’un logiciel antivirus. Ils sont 63 % à dire de même pour le pare-feu et 55 % pour l’antispam. Les taux sont respectivement de 73 %, 66 % et 42 % au niveau du réseau.

On peut notamment se demander si les intéressés prennent ou non en compte les outils de sécurité qui ne sont pas directement installés sur site, à l’image des antispams intégrés aux webmails.

C’est plus clair sur la question de mots de passe. Tout du moins sur les ordinateurs de bureau. Ils sont 14 % à déclarer qu’un changement desdits mots de passe a lieu au moins une fois tous les trois mois. Mais ils sont aussi 29 % à le faire moins d’une fois par an.

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En matière de reprise après incident, la CPME s’en est tenue à la question de la sauvegarde. 98 % des dirigeants sondés ont assuré qu’au moins un outil est exploité dans ce cadre. 68 % évoquent les supports externes (disque dur, clé USB…) ; 49 %, le cloud ; 45 %, des serveurs de stockage internes.

L’assurance contre le risque cyber est moins développée : le taux de souscription atteint 17 % sur l’échantillon. La sensibilisation des salariés aux risques est plus répandue : 76 % s’y attellent, dont 44 % au moins une fois par an.

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